27 avril 2010

Time stopped

La matinée s'est achevée plutôt rapidement ; il est temps de rentrer, j'ai faim. Sur le bord du rond point sinue un petit sentier sous le couvert des arbres. La dentelle d'ombre m'offre un répit opportun à ce début d'après midi à la chaleur accablante. Ma tenue n'est pas vraiment appropriée, ayant préféré l'adapter à la douceur du matin.
Entre deux chutes de lumière, protégée, j'ai l'impression que le temps s'est ralenti, rien que pour me délecter plus longtemps de cette accalmie. Une forme blanche, cotonneuse et voletant, attire mon regard. Chanceuse de n'être victime d'aucune allergie, je regarde ce mouton de pollen me foncer dessus. Ses congénères le suivent, et je traverse alors une chute de neige paresseuse, sous les chauds rayons qui transpercent le feuillage qui me surplombe. A ma droite s'étend un parterre vert et jaune d'herbe et de pissenlits. Le vent qui porte le pollen vient délicatement arracher les globes ouatés des pissenlits.
Encore un pas. Le soleil m'éblouit, le bruit de la circulation me revient. Vite, j'ai un bus à prendre, moi.

1 crocs de pomme:

loute a dit…

Si sympathique disgression comme toujours ! Le retour à la réalité est plutôt brutal ! Tu écris toujours aussi magnifiquement !